Andy Warhol

                                                                    sérigraphie de mao zedong

 

                                                                  sérigraphie de Maryline Monroe

 

                                                                  sérigraphie de Elvis Presley

 

photographie Jean Michel Basquiat et Andy Warhol

 

 

Andy Warhol est la figure essentielle du Pop Art. De son vivant, il était déjà une légende grâce à son œuvre, son extravagance, les provocations et les scandales qu'il déclencha, ses 200 perruques et sa mesquinerie sans oublier ses dizaines de Rolex. Il n'a jamais caché son homosexualité, on le soupçonnait d'être un consommateur de drogues.

Adolescent, il collectionnait les autographes et photos de stars qui devinrent plus tard l'objet de sa passion créatrice. Il les retravailla, les retrama, les charcuta et un beau jour, elles finirent par devenir des oeuvres d'art qui dépassèrent en galerie et en vente les 100 000 dollars pièce. Grâce à ses études au Carnegie Institute of Technology à Pittsburgh, Warhol découvrit la publicité. Il s'intéressa à la politique, aux transformations de la culture et de la civilisation américaine des années 40. D'origine tchèque, ce fils d'immigrés modestes chercha rapidement à échapper à sa condition

Ce n’est qu’à partir de 1960 que Warhol se consacre à la peinture : il réalise ses premiers tableaux à partir de comics (PopeyeDick Tracy...). Puis, à partir de 1962, Warhol peint ses premières toiles consacrées aux biens de consommation (bouteilles de Coca-Cola, boîtes de Campbell’s Soup), et peint des unes de journaux, transposition de la photographie en peinture. Au même moment, il réalise des sérigraphies de stars, avec la volonté de faire de l’art un produit de masse. L'artiste a droit à sa première exposition personnelle en 1962 à la Ferus Gallery avec « Campbell’s Soup Cans ».
En 1963, Warhol tourne ses premiers films, dont Sleep (séquence en boucle, pendant laquelle un homme est filmé dormant) et Kiss. Il s’installe dans un grand loft sur East Street, qu’il baptise Factory, et dont il confie l’aménagement à Billy Linich : les murs sont bientôt couverts de papier aluminium et l’ensemble des meubles et des sols revêtus de peinture argentée. La Factory est à la fois un atelier d'artiste, une scène de performances, un studio de cinéma expérimental et un studio d'enregistrement pour le Velvet Underground, que Warhol produit.
Le critique d'art Michael Fried écrit alors : « Un art comme celui de Warhol parasite forcément les mythes de son époque, et donc, indirectement, la machine de gloire et de publicité qui les lance sur le marché ».

En effet, avec ironie, Warhol détourne les grands mythes américains : le culte de l’argent (Two Dollar Bills, 1962) et des stars (Marilyn Dyptich, 1964), la consommation effrénée (Brillo Box, 1964), la fascination pour la violence (Electric Chair, 1967). Ses représentations des épisodes les plus terribles de l’actualité sont comme des monuments à ces tragédies personnelles (White Car Crash 19 Times, 1963). Peu à peu, l’artiste élimine le travail manuel et la signature : la technique de la sérigraphie lui permet d’obtenir un rendu neutre, proche de l’image publicitaire. En 1966, il recouvre les murs de la galerie Leo Castelli de papier peint à tête de vache.

 

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